La soirée terminée les bénévoles
n’oublièrent pas de se donner rendez vous pour la
grande marche du 4 novembre.
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Vous trouvez ci-dessous
le texte "intégral" de la
brève de comptoir de Chantal et les paroles de La
Valse des Cochons d'Bois
vous pouvez aussi les
télécharger :
Brève de comptoir
Valse des Cochons de
bois
Pour les Gagas :
Brève de comptoir,
entendue dans le café de la Menie à St Just. Elle
met en scène le Pierrot de Grenet, le Firmin des
Côtes et le Pétrus de la Chana(source captée dans St
Rambert).
Le Pierrot arrive au café alors
que les 2 autres compères sont déjà attablés.
"- salut le Firmin t’es là toi
aussi !
-ben oui, j’suis venu faire une
belote, taper 2 3 cartons avec les copains. Tiens,
y’a aussi Le pétrus au comptoir. Y taraude pas à sec
celui là. Il est de la Chana, mais y boit pas que d’
l’eau de source !
- alors le Pétrus, comment ça va
mon belet, ça fait un moment qu’on s’était pas revu.
- Oh avec les rhumatismes J’suis
ben un peu débiganché. Et toi commet ça va t’y le
Pierrot ?
- Je me sens tout ragaillardi
depuis qu’je marche. Tu sais qu’le Firmin et moi on
est devenu des randonneurs. Eh! Raconte-lui Firmin.
- Ben, un jour qu’le temps était
tout barlat, chavais pas quoi tourner. Alors en
descendant la côte, je me suis arrêté à la réunion
des vadrouilleurs. Ca pouvait m’intéresser et j’y ai
trouvé le Pierrot.
- Ben oui, la Marie cette babielle,
me foutait la lourde. Depuis la retraite j’avais le
babaud. J’arrêtais pas de broger. Le Docteur y m’a
pas fait de consulte. Y m’a dit qu’il fallait que
j’arrête de baronter, et que je fasse tricoter mes
gambettes. Alors, j’ai dit à la Marie : ouvre bien
tes escourdes je vais à la réunion des
vadrouilleurs. Tu penses bien que je me suis fait
traiter de grand Badourla. T’as déjà débarouller les
escaliers, tu vas aller t’émaseller dans les piales
qu’elle m’a remouché. Mais le Firmin y m’a dit :
dedieuz Pierrot laissons les jabiasser ces gambelles.
Qu’elles gardent leurs matrus. Pour sûr que la
mienne va aussi me traiter de badabeu et me faire le
nez. Mais ont va leur faire voir clair à ces
daronnes. A l’assemblée générale, c’est comme ça
qu’ils appellent leur réunion. On a écouté causer
les chefs vadrouilleurs. Leurs sorties nous
bottaient bien et avec le Firmin on s’est dit -
milladeuz de milladeuz on va s’inscrire pour
vadrouiller au moins 1 fois par semaine. Comme ça on
n’entendra pas nos portions bougonner toute la
journée. On va ressortir nos godillots, la boge pour
ramasser quéque barabans et des babets. On mangera
des pialousses sur les chemins et on ramassera des
champignons.
Le Firmin a dit qu’il emportait le
bitors, un bout de matefin et un petit gorgeon pour
boire la gnole et la ptite verveine maison, celle du
jeannot de Cessieux et du dominique, elles sont
fameuses je t’le garantis. Et même si on guenille
dans les côtes on ne se fera pas traiter de
beauseigne. Si on revient mouillé de chaud,
décubassé ou tout machuré on saura pourquoi. Nos
femmes pourront toujours jabiasser. On sera tout
repapilloté ça leur fermera le caquet.
Je lui ai répondu t’as ben raison
mon belet on prendra un grand bol d’air, on sera
tout requinqué Alors on s’est inscrit et on a
crapahuté pendant toute la saison. Tiens on a même
fait une randonnée dans les gorges de la Loire quand
ils ont baissé le barrage. Fouilla, c’était affreux
comme c’était beau. On a cassé la croute sur le pont
de la Noirie, d’autres vers le Verdier Riffat, tu
sais le fameux restaurant où qu’on allait avant. On
a bu quelques lichettes de rosé et de rouge, un coup
de gnole, mais avec modération, juste c’qui faut. Et
sur les chemins on en a appris des choses. On
revient moins badabet parce que les randonneurs eux
y marchent pas bête.
On a même fait les bénévoles pour
le trail, c’est un mot anglais, mais c’est
crapahuter en courant. j’te dis pas ce qui faisait
frisquet ce jour là. 4° à la garde et un vent à
décorner les cocus, même sous les tentes on se
caillait les miches. Pourtant on s’était pas goné à
la six quatre deux mais avec l’anorak, le passe
montagne et les gants. On a vu débarouler les
coureurs. Les premiers sont passés à toute bise sans
s’arrêter. Les marcheurs eux y sont arrivés plus
tard. Y ont pillé le casse dalle, pourtant y en
avait des pleins paillats. Y ont mangé comme des
goinfres par moyen de les arrêter. On appinchait
bien ceux qui s’empiffraient, mais on pouvait pas
avoir les quinquets partout tellement y étaient
nombreux. Ben mon belet à 2 heures y restait plus
que quéques miettes. Y en a qui rouspetaient,
chougnaient. Ils nous ont foutu une lourde. Millazeu
y z’avait qu’à emporter une bonne portion pour se
requinquer en route. J’en ai remouché quéqu’zuns qui
faisaient leur repetaret. Des tâtes minettes que
j’te dis. 8 jours sous une benne y z’aurait compris.
Beausaigne, on plaignait les copains d’en bas, qui
eux aussi allaient en prendre plein les écoutilles.
En milieu d’après midi on a plus vu personne. On a
replié tout le barda et on est redescendu aux
barques. À L’escale, le chef et les autres
bénévoles, s’étaient fait remonter les bretelles par
ces péteux de marcheurs du dimanche. Le Dominique se
faisait du mauvais sang, mais c’était pas faute
pourtant. À la fin de la journée on était tous à
barreaux. On ne pouvait plus se licher. Enfin on
s’est appegé une bonne paella ça nous a remis
d’aplomb. Pour tout te dire, on était quand même
franc content de cette journée et on remet ça pour
la grande marche du 4 novembre. On préfère retrouver
les copains que d’entendre chougner nos bourgeoises
et quiner les matrus.
Oulala il se fait tard, faut
qu’j’arrête de barjaquer. La Marie a dû faire un
barbotton et la fricaude. Elle va tirer peine et si
j’arrive à point d’heure elle va me passer une
sacrée avoinée. Sans adieu Firmin et toi le pétrus
rentre pas trop bogé t’es déjà bien coufle. Sûr qu’
ta Julie elle va pas t’chanter la messe mais te
passer un ratichon pas piqué des vers. Au lieu de
faire la pampille et de t’aplater des canons tout
borgne, qu’t’es tout abourci, tu ferais mieux de
venir crapahuter avec nous, ça te ferait grand bien
et tu serais moins estrapané. Sur ce à la revoyure
tous ménagez-vous. Donnez le bonjour à vos
bourgeoises et n’oubliez pas rendez vous le 4
novembre.
LADYGAGA RANDO (alias Chantal)
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la chanson de Maurice à
apprendre pour une prochaine soirée !
LA VALSE DES COCHONS DE BOIS
A la noce de la p’tite’ Victoir’
Après l’dîner l’garçon d’honneur
Proposa d’aller à la foir’
Où nous voil'a partis tous en cœur
On arrive devant un manèg’
Ous qui avait que des cochons
d’bois
Aussitôt toute la noce l’assiège
Et nous grimpons tous à la fois
Refrain
Chacun sur son cochon
Le cœur rempli d’émoi
D’un p’tit air folichon
Chantait à pleine voix Tournons,
valsons tous à la fois
C’est la valse des cochons d’bois
Y en avaient de tout’ les
conv’nances
Des p’tits , des gros, des
maigres, des gras
Chacun prend s’lon ses préférenc’s
Les témoins enfourchent des
verrats
On s’cramponne plein de frénésie
L’beau-père monte sur un cochon
d’lait
La bell’mère sur un’ vieille truie
Et l’mariè sur un jeun’ goret
au refrain
Après bien des cours’ effrénées
Tout la noce trouvait ça si bon
Qu’ils passèrent la nuit d’hyménée
A s’payer des tournées d’cochons
Si bien que les malheureus’ bêtes
N’avait plus de poils su’ l’
croupion
L’ marié, plus pan à sa jacquett’
Et sa femme plus d’fond d’
pantalon
au refrain